MÉTHODE
Combien de temps pour produire un film de marque ?
Entre la première conversation et le film livré, comptez deux à trois mois. La journée de tournage en occupe une seule.

Entre la première conversation et le film livré, comptez deux à trois mois pour une campagne de marque. La journée de tournage n'en occupe qu'une seule. Tout le reste se joue avant et après : et c'est là que les projets prennent du retard, jamais sur le plateau.
Le calendrier réel d'une campagne récente
Voici le déroulé d'un projet mené par Studio Mood, étape par étape.
Trois semaines d'appel à projet. Échanges avec l'annonceur, compréhension du besoin, première proposition créative. Cette phase n'apparaît sur aucun devis et représente pourtant le tiers du calendrier.
Deux tours de sélection. Un premier vote ramène la sélection à deux candidats. Une modification est apportée suite aux retours, puis vient la validation. Chaque tour ajoute une à deux semaines, et aucun ne se compresse : il dépend du rythme de décision du client, pas du prestataire.
Le cadrage. Vérification que la direction créative proposée est bien celle qui est validée. Étape courte mais non négociable : c'est le dernier moment où un malentendu coûte une conversation plutôt qu'une journée de tournage.
La constitution de l'équipe. Étape la plus imprévisible. Sur ce projet, l'équipe de production s'est retirée à quinze jours du plateau et il a fallu tout reconstituer sans décaler la date.
Une journée de tournage.
Deux semaines jusqu'au premier rendu, allers-retours compris.
Ce qui se compresse et ce qui ne se compresse pas
Se compresse : la préproduction technique, si le concept est déjà tranché. Le montage, si l'on accepte de réduire le nombre de formats.
Ne se compresse jamais : les cycles de validation côté client. C'est la cause numéro un des retards, et la seule sur laquelle un prestataire n'a aucune prise. Un projet à trois validateurs ne va pas au même rythme qu'un projet à un seul décideur, quel que soit le budget.
Le délai minimum tenable
Quatre à cinq semaines, si le concept est validé dès le départ, si un seul interlocuteur décide, et si le tournage tient en une journée. En dessous, on ne va pas plus vite : on supprime la préparation, et l'on repaie ce temps en révisions.
Studio Mood accepte ces délais courts, mais en le disant : ce qu'on gagne en calendrier se prend sur la marge de sécurité. C'est un arbitrage légitime, à condition qu'il soit conscient.
Quand faut-il s'y prendre ?
Si le film a une date de diffusion, un salon, un lancement, une campagne saisonnière, remontez trois mois. Si cette date est dans six semaines, le projet reste faisable, mais il faut le dire dès la première conversation : ce n'est pas le même film, ni le même devis.