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MÉTHODE

Pourquoi deux devis de production varient du simple au triple

L'écart ne porte pas sur la qualité des caméras. Il porte sur ce qui n'est pas écrit dans le devis le moins cher.

STUDIO MOOD·1 octobre 2026·2 min de lecture
Pourquoi deux devis de production varient du simple au triple

Quand deux devis répondent au même brief avec un écart de 12 000 à 35 000 €, la différence ne porte presque jamais sur la qualité du matériel. Elle porte sur trois choses : le nombre de jours, la taille de l'équipe, et ce que le devis le moins cher n'a pas écrit.

Le nombre de jours de tournage

C'est la variable la plus lourde, et la plus facile à vérifier. Passer d'une à deux journées n'augmente pas le budget de 100 % mais d'environ 60 %, puisque la préparation et la postproduction ne changent pas.

Inversement, un devis qui promet le même livrable en une demi-journée là où un autre en prévoit une pleine ne fait pas mieux avec moins : il a décidé, sans le dire, qu'on tournerait moins de plans. Ce qui manquera se verra au montage.

La taille de l'équipe

Un film peut se tourner à trois personnes ou à douze. Ce n'est pas une question d'image, les caméras se ressemblent, mais de ce qu'on peut se permettre de rater.

À trois, il n'y a pas de seconde chance : si le son est mauvais, personne n'était dédié au son. À huit, chaque poste a un responsable, et les problèmes se règlent pendant qu'ils sont encore petits. Le surcoût achète de la marge, pas du prestige.

Ce qui n'est pas écrit

C'est là que se logent les vrais écarts, et voici les quatre lignes à vérifier.

Les allers-retours de validation. Combien sont inclus ? Un devis qui n'en prévoit qu'un seul est un devis qui facturera les suivants. Or personne ne valide un film du premier coup.

Les déclinaisons. Chaque format est un montage à part entière. « Livré en trois formats » doit correspondre à trois montages facturés, pas à un montage et deux recadrages.

Les droits. Musique, comédiens, voix : leur coût dépend de la durée d'exploitation, du territoire et des supports. Un devis silencieux sur ce point vous laissera découvrir dans dix-huit mois que vous n'avez plus le droit de diffuser votre propre film.

La responsabilité en cas d'imprévu. Qui paie si le lieu annule la veille, si un intervenant se désiste, si l'équipe se retire ? Sur une chaîne de prestataires, la réponse est souvent : vous.

Comment comparer honnêtement

Trois questions suffisent, et elles se posent par écrit : combien de jours de tournage, combien d'allers-retours inclus, quels droits pour quelle durée ? Un prestataire qui répond clairement aux trois vous permet de comparer. Un prestataire qui reste vague sur l'un des trois ne vous fait pas une meilleure offre : il vous fait une offre incomplète.

Chez Studio Mood, ces trois lignes figurent sur chaque devis, y compris quand elles font monter le chiffre. Un budget honnête tenu est toujours moins cher qu'un budget attractif dépassé.

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